Rapport de la séance 2 - Le dernier repos d'Ardyll

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Rapport de la séance 2 - Le dernier repos d'Ardyll

Message par ironbrain le Mar Fév 06, 2018 11:27 am

Le groupe rentre au village à quatre, l’air maussade et triste et couverts de blessures. Reynart s’enferme dans sa chambre avec plusieurs outres de mauvais vin et ne parait pas à la taverne pendant plusieurs jours. Pendant trois jours, sa voix et sa musique sont absents de la grande salle. Puis un soir, il daigne montrer son visage aviné. Déjà à moitié saoul, il déambule entre les tables avant d’attraper le luth qu’il loue au tavernier et de sauter sur une table. Il entame alors une chanson sur un air populaire accompagné de quelques accords de luth.

Sur l’air des Trois Orfèvres (magnifique chanson paillarde que je vous conseille)
https://www.youtube.com/watch?v=htLWnXNtc0Q

« Cinq clampins, au mois d’février,
S’en allèrent camper au milieu des hêtres,
Cinq clampins, au mois d’février,
S’en allèrent camper loin dans la forêt.
Ils chantaient une chanson paillarde,
Quand soudain un petit être qui pleure apparait !

Refrain :
Il s’app’lait Ardyll, l’était Paladin,
Mais il est parti sans nous montrer ses fesses !
Il s’app’lait Ardyll, l’était Paladin,
Mais il est parti sans nous montrer son frein !

Un p’tit sprite, qui ne sourit plus,
Parle de Satera et d’Monsieur Schmoufi,
Un p’tit sprite qui ne sourit plus,
Parle de ses amis qui ont disparu.
Ils sont jolis, ils font des calins,
Ils sont prisonniers, il faut vite aller les sauver !

Refrain

Etourdi, petit Garmigli,
Leur dit qu’ses amis sont dans une maison,
Etourdi, petit Garmigli,
Leur dit qu’ses amis sont plus petits que lui.
Des monstres jaunes sont arrivés,
Sur des gross’ bestioles toutes poilues et toutes pleines de dents !

Refrain

Cinq clampins, au mois d’février,
Ont monté leur camp au milieu des hêtres,
Cinq clampins, au mois d’février,
Par une bande de loups se sont fait croquer.
C’était le tour de garde d’Ardyll,
L’élu de Pelor a découpé tous les petits loups !

Refrain

Arrivé, devant la maison,
Le groupe pas discret n’a pas vu les monstres
Arrivé, devant la maison,
Le groupe pas discret s’est fait dammer l’pion.
Il y a des wargs et des goblins,
Ils ont bien failli tous les occire, les vils faquins !

Refrain

L’druide et l’barde, veulent se déguiser,
En Hobgoblins pour leur foutre la frousse,
L’druide et l’barde, veulent se déguiser,
En Hobgoblins pour les annexer.
Ils disent qu’ils viennent d’une autre tribu,
Les Lames Sanglantes qui viennent raser cette contrée !

Refrain

Manque de bol, le chef des gredins,
Ne croit pas trop à leur belle histoire,
Manque de bol, le chef des gredins,
Et bien il s’avère que c’est un hobgoblin.
Ils vient aussi d’une grande tribu,
Qui vit au Nord-Ouest dans une forêt de résineux !

Refrain

Le guerrier, se fait repérer,
Les goblins attaquent, c’est le gros bordel
Le guerrier, se fait repérer,
Les goblins attaquent, c’est le gros merdier.
Madame la chance leur fait la gueule,
Et c’est un par un qu’ils tombent au sol sous les coups !

Refrain

Cinq clampins, se sont fait défoncer,
Par une bande de gobs au cul bordé de nouilles,
Cinq clampins, se sont fait défoncer,
Ils ont triomphé mais l’un d’eux a crevé.
Le sanglier et les cônes de flamme,
Ça n’a pas suffi à sauver à sauver ce cher Paladin…

Refrain

Un peu tristes, ils fouillent la maison,
A la recherche des amis du sprite,
Un peu tristes, ils fouillent la maison,
Ils trouvent les amis dans un petit caisson.
Une vipère leur saute au visage,
Ils ont fait tout ça pour sauver deux pauvres serpents….

Refrain

La morale, de cette triste histoire,
C’est qu’aux petites fées, faut pas faire confiance,
La morale, de cette triste histoire,
C’est qu’il faut faire gaffe ou on s’fait avoir.
Le Paladin a donné sa vie,
Pour deux p’tite vipères et l’amitié de Garmigli.

Il s’app’lait Ardyll, l’était Paladin,
Mais il est parti sans nous montrer ses fesses !
Il s’app’lait Ardyll, l’était Paladin,
Mais il est parti, il a cassé son frein ! »

Après sa dernière note il ménage un temps de silence pendant lequel retentissent quelques applaudissements timides puis il s’effondre sur un banc et commande une bière à la cantonade. Le regard dans le vide, il se met alors à raconter à qui veut bien l’entendre,
« Ce putain de sprite, on aurait du s’en douter… De la taille de l’orteil de Rhogar qu’il a dit. L’a jamais dit qu’ils étaient féériques ni même conscients… Et l’autre bonne poire qui s’est sacrifié pour ça. J’lui suis reconnaissant, c’probabl’ment moi qui serait crevé s’il avait pas chargé les golbins. Et puis quel plan à la con que de se faire passer pour des hobgoblins…
M’enfin au moins on les a délogés du manoir. Et on a appris qu’ils étaient plus nombreux qu’ça les fils de wargs ! Toute une tribu au nord ouest qu’il a dit leur chef. Il s’habitent une abbaye et ils viennent du nord. Ca vous pouvez être sur que les deux qui se sont caltés sont aller moufter au grand chef. J’s’rai pas surpris qu’ils débarquent au village pour tout cramer.  Enfin si on leur marave pas la face avant ! »
A ces mots, il finit sa pinte cul sec et en commande une autre. Il reprend en piquant du nez,
« J’sais pas qui habitait ce manoir avant ces connards de goblins mais z’étaient sacrément bizarres. Ya un passage secret dans une bibliothèque qui mène à une salle flipante. Avec un autel et des chaines… sacrifice… dieu sepent… assassin… ASSASSIN !
Hein, quoi ? criez pas comme ça ! Ah, c’est moi ? Désolé j’ai du m’assoupir.
Bref, une mission bien craignos quoi. Enfin on a retrouvé les deux serpents, heureusement d’ailleurs parce que sans Monsieur Schmouffi on aurait pas pu ouvrir la porte secrète qui menait au trésor. Des belles amures de maille magiques ! Mais pas d’bol, elles étaient aussi animées les salopes ! Z’ont couché vot’ bon vieux Reynart ! Heureusement que Doeth et Flyx réflechissent un peu. Z’ont capté qu’elles avaient du mal à se déplacer. Rapport au manequins sur lesquelles elles étaient fixées et tout. Résultat, l’druide leur a cramé la tronche à coup de ptites boulles de feux pendant qu’Rhogar et moi on s’tapait un somme.
Bref, on s’en est sortis mais on a du enterrer Ardyll sur place… Ya pire comme endroit pour reposer mais putain, quel gachis ! On t’oubliera pas Elu de Pelor ! Repose en paix, on boit à ta santé !

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Re: Rapport de la séance 2 - Le dernier repos d'Ardyll

Message par Réducteur le Ven Fév 09, 2018 6:10 pm

Doeth se tenait debout devant la forêt, la clarté de la lune lui permettait de voir les arbres distinctement. Une lueur blanchâtre juste à l’orée du bois attira son attention. Il s’avança lentement et se retrouva face à une femme aux traits elfiques, malgré ses oreilles beaucoup trop longues, elle portait une robe blanche immaculée et était enveloppée d’un halo de lumière vert pâle. Ses paupières étaient fermées mais elle lui tendit la main, la paume tournée vers le ciel. Le druide hésita un instant, un pas de plus et il entrait dans la forêt. Il prit une longue inspiration et s’approcha pour prendre sa main.

Au moment ou leurs doigts se touchèrent, la femme-elfe ouvrit les yeux, des yeux sans pupille, deux trous béants d’où émanait des flammes vertes. Doeth se sentit tiré vers l’avant par une force irrésistible, il vit les arbres défiler devant lui et l’instant d’après il se figea. Il se trouvait à présent seul au milieu d’une petite clairière. Un corps gisait au centre, entouré d’un cercle de champignons phosphorescents. Doeth s’avança et ne reconnu que trop bien le cadavre à son collier, il s’agissait d’un de ses compagnons de voyage, Ardyll était son nom, paladin de Pélor était son titre. Il se pencha sur lui et essaya en vain de le réanimer. Il fut interrompu par un ricanement agaçant, Doeth leva les yeux et aperçu un diablotin affichant un grand sourire.
– Encore un Doeth, tu les collectionne on dirait, mieux vaut ne pas faire partie de tes voyages, dit-il avant d’éclater de rire.
Sans hésiter, le druide pris son bâton qui se mit à luire et se jeta sur la créature malfaisante qui s’enfuit en ricanant.

Doeth ne savait pas combien de temps il avait poursuivi la maudite créature, ignorant les branches et les épines qui lui griffaient le visage et les jambes, mais les rires avaient fini par cesser. Il s’arrêta pour reprendre son souffle et aperçu des ombres entre les arbres. Il  se tint prêt au combat mais se relâcha aussi rapidement. Six firbolg s’approchèrent, six firbolgs qu’il connaissait et qu’il avait échoué à protéger. Mais ils ne semblaient pas lui en vouloir, loin de là même, ils étaient tous en train de sourire. L’un d’eux, Maen, s’approcha et lui tendant une petite boîte en bois. Doeth la pris, l’ouvrit doucement et deux vipères jaillirent du coffret. Il cria en le lâchant pour se protéger le visage… Et se réveilla en sueur dans son lit… Son attrape rêve se balançait doucement au dessus de sa tête.
– Ça va Doeth ? Lui demanda Deilen à l’autre bout de la pièce.
– Oui… Oui, juste un mauvais rêve… Répondit-il en se levant pour préparer une infusion.
Il adapta sa vision à l’obscurité avec sa magie et mis de l’eau à bouillir.
– Encore ? Qu’as-tu vu cette fois ?
– Toujours cette femme-elfe qui me conduit dans la forêt… Et puis… Il s’assit lourdement sur un banc. Je crois que tous ces malheurs sont en train de me changer Deilen… Tu sais, l’autre jour dans la forêt, lorsqu’Ardyll est tombé, cela aurait pu se passer autrement… Mais sans comprendre pourquoi j’ai été pris d’une rage contre ces gobelins, je voulais tous qu’ils meurent, qu’ils laissent cette forêt-ci en paix.
– Mais tu pensais qu’ils avaient capturé des créatures du petit peuple et les gobelins sont connus pour torturer leurs victimes, il fallait intervenir.
– Quand bien même, si mes compagnons ne m’avaient pas arrêté j’aurais même profané certains de leurs cadavres pour terroriser les autres. Je ne dois pas melaisser emporter par mon envie de vengeance.
– Mais nous avons été massacrés et jeté de notre village.
– Quand bien même, si nous continuons à réagir de la sorte c’est bien plus que nous perdrons : notre firbolguité.

*****

Doeth marchait dans le village, emmitouflé dans ses fourrures car les premières neiges commençaient à tomber. Il salua les gardes et entra dans la grande halle où la bourgmestre essayait au mieux de répondre aux doléances des habitants. Son assurance et sa rapidité d’esprit lui avait permis d’obtenir le respect de toute la communauté, mais aujourd’hui elle était ramassée sur sa chaise, le menton sur son poing à d’écouter deux paysans en train de se disputer. La pomme de discorde était une vache apparemment.
– Mais de toute façon j’te dis qu’elle était déjà moisie sur patte ta bestiole ! Et elle n’avait rien à foutre dans mon champ !
– Et moi je vais y avoir quelque chose à foutre dans ton champ, j’te l’dis, demain je fous le feu à tous le village s’il le faut moi ! Ta ferme, ton champ, tout va brûler j’te l’dis !
Le reste de la conversation n’étant pas beaucoup plus intéressant, Doeth attendit que Sarriel tranche avant de s’avancer.
– Hé bien, bienvenu guérisseur, dis-moi que tu n’as pas de problème de vache, je t’en prie.
– Non, mais je crains que ce soit un peu plus délicat qu’une querelle entre deux voisins, répondit-il avec un sourire.
– Vas-y, je t’écoute.
– Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons rencontré des gobelins dans la forêt.
– Oui et j’ai cru comprendre que vous y avez même perdu un compagnon, que la reine corbeau lui soit clémente.
– Si les gobelins nous ont opposé tant de résistance, c’est parce qu’il étaient dirigés par un hobgobelin, et il semble qu’ils ne soit pas venu seul. D’après les informations que nous avons pu recueillir ils viendraient du nord-est et ils se regrouperaient dans une vieille abbaye, s’il traversent la forêt et tombent sur Atteävalto, c’en est finit de nous.
– Des hobgobelins au nord-est et des gnolls au sud-ouest, nous sommes bien entouré, dit-elle en soupirant.
– Nous devons penser à nous préparer au pire, il faudrait fortifier le village. Il y a un certain Flint, un nain qui s’y connaîtrait en fortifications, je peux lui parler si vous le souhaitez.
– C’est un début mais nous n’avons pas assez de pierre pour un tel ouvrage et apparemment les collines ne semblent pas être un endroit des plus sûrs. Pour l’instant nous devrons nous contenter d’une palissade en bois faute de mieux. Je vais essayer de parler aux bûcherons, merci de m’avoir prévenu.
– Bourgmeste.

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